Une approche de la réintégration : image et ressemblance (3/5)

Publié le par Esh494

544880770.jpgDans leur acception de l’homme en tant qu’image de son Créateur, Martinès et son émule lyonnais vont plus loin en rvoyant dans l’homme originel la ressemblance par ses « trois facultés puissantes qui sont de même innées en lui : la Pensée, le Verbe - ou l'Intention, et l'Opération. »[1] Quelle différence alors par rapport aux trois principes de pensée, volonté et action innés en l’homme et qui lui confèrent l’image ?

 

La distinction est ici faite entre ce qui est constitutif de l’homme et qui le fait à l’image de Dieu et les modalités d’expression de cette image par les facultés qui lui sont offertes, faisant sa ressemblance, et que nous pouvons qualifier ainsi :  

  • la pensée étant la faculté de recevoir la pensée divine et de lire dans la pensée du Créateur confère la sagesse, la vertu, l‘intelligence et procure tout bienfait ;
  • le verbe ou l’intention donne toute liberté de choix, toute faculté de raisonnement et de discernement et permet d’user à bon escient (comme à mauvais malheureusement) de son libre arbitre ; le verbe donnant en particulier toute faculté de commandement et de règne sur la création ;
  • enfin l’opération par laquelle l’homme règne sur la création et exprime son pouvoir ; il règne, gouverne et donc opère sur cette création sa justice – qui doit être l’expression de la volonté divine - par ses œuvres qui sont ses opérations. Il convient de noter que la création s’entend du fond des eaux et des abîmes (représentées par leurs habitants les poissons) aux sphères célestes (représentées par leurs habitants les oiseaux). Ceci exprime donc que l’homme devait étendre son règne sur tous les habitants de ces régions, c'est-à-dire autant sur les créatures animales que sur les créatures spirituelles qui étendent leur action sur ces régions. Or nous le savons, les eaux revêtent un sens maléfique tel qu’il est dit dans le Psaume : « »Sauve-moi, ô Dieu, car l’eau menace ma vie. […] Je suis tombé dans l’eau profonde, et le courant m’emporte. […] Retire-moi de la boue, et que je ne m’enfonce plus, que je sois délivré de mes ennemis et de l’eau profonde ! » ‘Ps 69, 2-3 & 15) et sont la demeure des esprits déchus et prévaricateurs, esprits de confusion. A contrario, le ciel est le lieu des esprits angéliques, serviteurs et messagers de Dieu. Ainsi, le verset de la Genèse annonce la toute puissance spirituelle de l’homme sur l’ensemble des classes d’esprit, autant pour borner les premiers dans leur action et les amener au repentir que pour s’attacher le secours des seconds. En cela, la puissance d’opération de l’homme était-elle physique ou matérielle mais aussi spirituelle-divine.

 

Nous retrouvons ainsi implicitement dans ces quelques mots et concepts issus de l’enseignement de Martinès l’intégralité des puissances et vertus que les Pères de l’Eglise attribuent à l’homme en tant qu’image de Dieu. Mais ces vertus et puissances confèrent-elles pour autant la ressemblance comme le prétend martinès ? Et si oui, compte tenu de ces mêmes facultés innées et extrêmement étendues, ne pourrions-nous pas être tentés de nous questionner sur une possible égalité de l’image avec l’archétype, c’est à dire de l’homme avec Dieu ?

 

Nous traiterons prioritairement de la seconde question à laquelle la réponse nous vient avec certitude et fermeté : certainement pas et si besoins était  nous appuierions  notre position sur les écrits des Pères de l’Eglise qui nous instruisent à ce sujet, et en particulier Grégoire de Nysse :

« L’image porte en tout l’impression de la beauté prototype ; mais si elle n’avait aucune différence avec elle, elle ne serait plus du tout un objet à la ressemblance d’un autre, mais exactement semblable au modèle dont rien absolument ne la séparerait. Quelle différence y a-t-il donc entre la Divinité et celui qui est à sa ressemblance? Ceci exactement : l’une est sans création, l’autre reçoit l’existence par une création. » [2]

 

Ceci est aussi confirmé par Saint Irénée qui présente la différence entre Dieu et l’homme en bornant l’étendue des pouvoirs de l’homme à la volonté et la bonté divines :

« Homme, tu n’es pas incréé, tu n’es pas coexistant avec Dieu, comme l’est son Verbe. Et si peu à peu, avec l’aide de ce Verbe, tu t’élèves jusqu’à admirer l’ordre de la création, c’est uniquement à la bonté de Dieu que tu es redevable ce nouveau bienfait. » [3]

 

Nous venons ainsi de voir en quoi l’homme est l‘image de Dieu et pourquoi l’homme ne peut et ne pourra être l’égal de Dieu. Nous avons aussi défini par cette approche en quoi consistaient les primitives propriétés, vertus et puissances spirituelles divines de l’homme.

 

Cependant, reste à répondre à la question de la ressemblance au sujet de laquelle les « Maîtres » martinésistes attestent que l’homme originel a été fait image et ressemblance de Dieu.

Cette notion de ressemblance est-elle conforme aux enseignements des Pères de l’Eglise ?

 

(à suivre)



[1] Leçons de Lyon aux Elus Coens, 1ère Instruction du 7 janvier 1774

[2] Saint Grégoire de Nysse, La Création de l’homme, Sources Chrétiennes, Editions du Cerf - Ch XVI – 184c

[3] Saint Irénée, Contre les Hérésies, Livre II – Ch XXIV

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Smaragdus 09/01/2012 13:05

Bonjour mon frère,

Je vous rassure immédiatement : loin de moi l'idée de réfuter au sept l'importance de sa fonction et de son aide. Ce que je voulais juste faire apparaître au travers de mon commentaire, c'est que
tant dans le Tableau Universel de Martinès de Pasqually que dans l'arbre séphirotique des Hébreux, il existe aussi une ligne droite directe qui va (dans le premier) du monde terrestre au cercle des
esprits dénaires de l'Immensité Surcéleste et (dans l'autre) de Malkut à Kether. Et ce qui est intéressant d'observer dans ces deux droites, ce sont les "points de passages", assurément.

C'est la fameuse voie sèche que j'évoquais dans un commentaire précédent et, même si elle n'est pas ouverte à tous (je n'en disconviens pas) elle a le mérite d'exister et je pense sincèrement qu'il
est (a minima) de notre devoir d'en prendre conscience.

Cette "droite" (assimilable à la "perpendiculaire" de Martinès ? je ne saurais dire) tendrait en tous cas à prouver à quel point nous sommes attendus de tout coeur car, dans sa grande mansuétude,
Dieu nous ouvre plusieurs voies pour revenir vers Lui (y compris celle d'être guidé par Celui qu'Il nous a envoyé).

Bien fraternellement.

Esh494 09/01/2012 13:43



Re-bonjour ma chère soeur,
Effectivement, merci de le rappeler, cette voie existe. Et c'est aussi par elle que notre communication avec notre Créateur peut se ré-instaurer. Notons que dans l'arbre sephitotique elle passe
par Tipheret que nous savons associée au Christ dans la kabbale chrétienne. Car "qui m'a vu a vu le Père" puis par Daleth qui, bien que cachée reflète Kether et est aussi le réceptacle de Hokmah
et Binah. Mais des esprits plus érudits en ces domaines parleront pour moi.
Notons aussi que le Tableau Universel de Martines est celui d'avant la chute et positionne le mineur spirituel à la jonction du surcéleste et céleste c'est 0 dire dans sa position d'homme
émancipé, en verticale du Créateur. Or après la chute cette position est "tenue" par le Christ lui-même, nouvel Adam.
Donc le passage par le Christ dans cette voie est le passage de référence si je puis m'exprimer ainsi. Ce qui n'empêche nul chrétien de s'adresser directement au Père par la prière que notre
Seigneur Jésus-Christ nous a enseignée.
Merci de votre éclairage qui nous  a aussi permis de développer ces points et à bientôt.



Smaragdus 07/01/2012 10:19

Cher A Tribus Liliis,

Puis-je me permettre de tenter de répondre à votre question par un petit conte : j'ignore si vous portez des lunettes, mais si tel est le cas, ne vous est-il jamais arrivé de chercher vos lunettes
(parfois en mettant complètement sens dessus-dessous votre maison) et, à un moment donné, soit parce qu'une âme charitable (et souvent avec le sourire) vous le dit, soit parce que vous stoppez net
votre recherche fébrile pour prendre le temps de réfléchir, vous vous rendez compte finalement que vous les aviez sur le nez ?
Cette petite historiette est en réalité tout à fait transposable sur le plan spirituel et donne une indication précise de ce que nous devons accomplir, soit par nous-mêmes (par la connaissance et
la gnose), soit par une intervention "tierce" (la Grâce), étant entendu bien sûr que l'une n'est pas absolument exclusive de l'autre, loin s'en faut.
Qu'en pensez-vous ?

Bien fraternellement.

A Tribus Liliis 06/01/2012 23:24

Evidemment, les commentaires de Smaragdus sont extrêmement enrichissants et, s'il y avait de nos jours de nouvelles "Leçons de Lyon", je ne doute pas qu'elle serait au nombre des "didascales".

Cela dit (et j'y tenais), la seule question qui vaille est celle-ci : qu'est-ce que l'homme doit accomplir pour (re)devenir image non déformée de Dieu ? Le peut-il par ses propres moyens - que je
n'hésiterai pas alors à qualifier de magiques, donc trompeurs et alors parfaitement illusoires ? sinon, comment ?

J'ai ma réponse, que je ne livrerai pas. J'ai suffisamment contrevenu à mon voeux de silence..

Smaragdus 06/01/2012 21:00

Bonsoir mon frère,

Je me faisais cette réflexion intérieure, qu'une fois encore, l'alchimie et la kabbale étaient en mesure d'ouvrir une voie de compréhension sur cette création de l'homme "à l'image et à la
ressemblance" de Dieu.
Le calcul vif du 4, du mineur, nous renvoie à la décade (1+2+3+4 = 1+0 = 1), manifestation de l'unité divine. C'est la tétraktys pythagoricienne, bien sûr ou l'arbre séphirotique des Hébreux
dessinant l'Adam Kadmon. Or quand on observe l'homme - même déchu - nous nous rendons compte que le dénaire le marque constamment, y compris sur le plan céleste. En effet, les Anciens parlaient du
septénaire planétaire, sauf qu'aujourd'hui nous en avons découvert trois de plus : Neptune, Uranus et Pluton et, qu'en toute logique, nous devrions désormais parler du "Dénaire planétaire" (ce qui,
sur le plan symbolique, nous propulse à un tout autre niveau). Certes le sept est "pureté" en ce qu'il n'est multiple d'aucun des nombres de la décade et qu'il n'en divise aucun (tout comme l'unité
du reste). Pour autant, il lui faut s'adjoindre le ternaire pour réintégrer l'unité. Le dénaire, lui, n'est pas du tout dans ce cas-là car il procède (et revient) directement de l'aleph, de cette
unité qui "crée par milliers".
Mais rapprochons-nous encore de nous-mêmes et que constatons-nous? Que tous les outils dont nous sommes dotés portent eux-mêmes la marque de ce dénaire : nos 10 doigts, nos 10 orteils, nos 10
orifices ou canaux naturels de "réception-absorption" et/ou "d'émission-évacuation" (2 oreilles pour entendre, 2 yeux pour voir ou pleurer, 2 narines pour inspirer ou expirer, 1 bouche pour parler
et manger et 3 autres canaux d'évacuation des "toxines" : urètre, rectum et la myriade de glandes sudoripares (permettant en outre de maintenir constante notre chaleur, notre "feu physique
interne").
Mais les constats peuvent s'affiner encore au fur et à mesure (comme disait St Martin) "que nous descendons en nous-mêmes pour expliquer les phénomènes matériels par l'Homme et non l'Homme par les
phénomènes matériels". Nous possédons ainsi non pas 5 mais 10 sens. Bien sûr, nous possédons les 5 sens objectifs "arrêtés par la Faculté" et qui nous permettent d'appréhender notre espace (vue,
ouïe, goût, odorat et toucher). Mais nous en possédons aussi 3 autres qui nous permettent d'appréhender le temps (la mémoire ou "l'accompli" diraient les Hébreux, l'intuition et l'imagination ou
"inachevé"). Nous possédons tous aussi le "sens de l'équilibre" qui fait que, vers ses deux ans environ, tout être humain arrête de marcher à quatre pattes, se relève et rentre volontairement, pour
tout le temps de son incarnation, dans un axe vertical invisible qui le préserve de la chute (avec un petit "c") et qui signe matériellement et spirituellement son lien à Dieu (ce n'est d'ailleurs
pas anodin si certaines tortures consistaient à enfermer les prisonniers dans des cages ne leur permettant pas de se redresser). Enfin nous possédons tous aussi "l'instinct de survie", lointaine et
inconsciente réminiscence de ce que notre mission première était bien d'être gardiens de cette Vie manifestée.
Mais tous ces sens que l'on pourrait assimiler à des "facultés" au sens d'aptitude peuvent également devenir des "puissances" avec leurs propriétés propres dès lors que nous prenons conscience de
leur "réfléchissement" possible sur les plans psychiques et spirituels. Je ne les ai encore pas tous découverts, ni tous testés, ni tous entretenus mais, par exemple, les facultés objectives de la
vue, de l'ouïe ou du toucher trouvent une correspondance exacte dans la "clairvoyance", la "claire audience" ou le corps psychique (qui nous fait percevoir encore des douleurs dans des membres
pourtant amputés). De même, le temps peut s'appréhender de façon objective durant nos phases d'éveil mais il existe aussi une perception autre du temps durant nos phases de sommeil et, bien
souvent, le rêve est-il d'ailleurs un excellent moyen de transcender le temps. De même aussi, l'instinct de survie qui caractérise le genre humain trouve-t-il une correspondance spirituelle dans
(pardon, messieurs) l'instinct maternel.
Or toutes ces "puissances" (qui s'affranchissent généralement complètement de notre libre-arbitre, de notre "vouloir" contrairement à nos seules facultés objectives) n'ont jamais un but négatif.
Elles ne produisent pas de "mal" (parfois de la surprise, peut-être une crainte quand on ne les comprend pas ou qu'on ne les maîtrise pas bien) mais elles "n'enténèbrent" pas notre corps ni notre
coeur.

Saint Martin disait "Bienheureux ceux qui auront suffisamment purifié leur coeur pour qu'ils puissent servir de miroir à la divinité, car la divinité sera elle-même un miroir pour eux".
Repérer et prendre conscience, en nous-mêmes, de tous ces outils extraordinaires, marqués du sceau divin, dont nous avons été dotés, n'est-ce pas déjà faire un pas considérable vers Lui ? Etre
simplement admiratif et reconnaissant face à la richesse et à l'amour qui a présidé à notre création, n'est-ce pas déjà toucher un peu du doigt en quoi nous sommes à la fois "image et
ressemblance".

Dernière réflexion avant de clore ce long commentaire (je m'en excuse mais cela me trottait dans la tête depuis plusieurs jours et il fallait que "çà sorte") : même si cela n'est vrai qu'en
français, le mot "sens" signifie aussi la direction, le ce vers quoi on se dirige et le mot "image" est l'anagramme du mot "magie"...

Bien fraternellement.

Esh494 09/01/2012 09:20



Chère Smaragdus merci encore pour ce nouveau commentaire qui apporte un éclairage complémentaire. Relativement au nombre 7 il ne faut pas sous-estimer son importance. Sa racine est aussi 10 par
addition théosophique mais indirectement par 28 ce qui fait qu'il est moins puissant que 4 maus de nature proche. Ceci confirmant la supériorité de puissance de l'homme originel par rapport aux
anges. N'oublions pas non plus que 7 est le nombre par lequel maintenant notre âme quaternaire peut remonter vers Dieu, et ceci de 2 manières. Selon Martines par l'intellect 3 produit par notre
gardien septénaire faisant jonction avec notre âme 4 le tout faisant alors 7. Ce 7 se confond alors avec celui du gardien pour remonter à Dieu(cf instructions secrètes Fonds Z). Mais aussi
directement par l'Esprit-Saint auquel on attribue aussi le 7 ayant des agents septénaire mais aussi par ses 7 dons que la tradition met d'ailleurs en rapport avec les 7 planètes. Enfin l'homme
sur cette terre porte 7 par l'alliance de son âme 4 avec ses 3 essences animales. Donc 7 est le nombre qui permet à l'homme déchu de remonter vers son Créateur. Mais il le peut aussi directement
par le Christ et par la grâce de Dieu communiquant ses énergies. Les voies de la divine providence sont innombrables... Bien à vous en toute fraternité et toujours heureux de vous lire.



A Tribus Liliis 04/01/2012 17:07

En premier lieu, je salue la parfaite orthodoxie - largo sensu et stricto sensu - de vos commentaires. C'est suffisamment rare dans les milieux qui sont les vôtre (les nôtres) pour être salué.

Je voudrais faire une remarque d'ordre général, qui ne m'était pas apparue aussi nette jusqu'à présent. En rapprochant, à la suite de Martines, même en le corrigeant, les Hypostases divines des
facultés intellectuelles de l'homme, Willermoz est en plein augustinisme (ce qui n'a rien de surprenant). Augustin pense pouvoir comprendre la Divine Trinté à partir des facultés de l'âme, tandis
que la Tradition des Pères fait l'inverse : comprendre l'Homme à partir de Dieu. C'est le premier point.

Le second est celui-ci. Vous écrivez que "l'homme ne pourra être l'égal de Dieu". Mais si ! Il sera son égal, non par voie de nature, mais par voie de grâce. L'apôtre Pierre, inspiré de Dieu, écrit
formellement à ses disciples (et par voie de conséquence à nous qui"partageons la même foi : "... afin que vous deveniez PARTICIPANTS DE LA NATURE DIVINE" (1 Pierre, 1, 4). On pourrait dire que,
par la grâce divine, cette nature divine qui n'est pas innée en nous, nous la recevrons par acquisition.

C'est en quoi le christianisme se différencie de toutes les relgions, de tous les spiritulismes.

Esh494 05/01/2012 13:17



Cher a tribus Liliis, je reviens sur votre commentaire relatif à la vision augustienienne de Willermoz relativement à l'appréhension des notions d'image et de ressemblance. loin de contredire
votre propos, je l'appuierai par le passage suivant extrait du cahier D5 d'instructions rédigé de la main de Willermoz :


"il [l'homme] peut et doit étudier sa propre nature spirituelle avec la pleine confiance que ce qu’il reconnaîtra dans lui-même
existe aussi dans le plus haut degré de perfection dans Dieu" puis "Ainsi il reste démontré que l’étude approfondie de la nature spirituelle de l’homme est l’échelle la
plus sûre par laquelle il peut remonter jusqu’à Dieu et parvenir à le connaître essentiellement : C’est donc l’étude de cette échelle qui doit être l’objet journalier de nos plus profondes
méditations."