De l’impérieuse nécessité du sacrement du baptême chez Martinès de Pasqually

Publié le par Esh494

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Le baptême pour la purification et la protection de la forme corporelle de l’homme :

« J'observerai ici qu'il fallait que les discours des chefs démoniaques eussent été bien séduisants pour pervertir en si peu de temps presque tous les habitants de la terre ; ce qui doit nous avertir de veiller et de nous tenir fortement sur nos gardes ; car il n'y a rien que ces esprits pervers n'inventent pour corrompre le mineur et le confondre avec eux. (…) Pour concevoir quelle est la subtilité de leurs tentatives, il faut savoir qu'ils s'occupent sans relâche à la dégradation des formes et à la corruption des êtres spirituels, espérant toujours parvenir à leur but d'une manière ou de l'autre. (…) Nous voyons toutes ces choses confirmées par la naissance du Christ, par son avènement dans une forme corporelle, par les persécutions et les souffrances qu'il a endurées pendant sa vie ; ainsi nous ne pouvons douter que les démons ne soient autour de la forme corporelle dès que le mineur y est incorporé. C'est de là qu'est venu l'usage qu'avaient les patriarches d'exorciser leur postérité par la bénédiction, afin d'écarter les esprits pervers qui environnent la forme corporelle. C'est de là encore qu'est venu la circoncision ou le baptême du sang, par lequel l'alliance fut révélée à Abraham. C'est de là enfin que le baptême de la grâce est parvenu aux nouveaux convertis au Christ.» (Traité)


Le baptême pour la purification et la fortification spirituelle de l’homme, par la réconciliation et la jonction à l’esprit bon compagnon :

« Le nom spirituel donné à l'âme impassive t'annonce et te fait encore entendre la jonction d'un être distinct et spirituel ou d'un esprit particulier septénaire que le Créateur a assujetti à la vertu puissante de l'esprit mineur quaternaire, comme il enseigne qu'il se joignit à son premier homme-Dieu après sa réconciliation. C'est encore par cette jonction que l'Eternel Dieu d'Israël fait concevoir à toute sa créature le précepte qu'il faut aimer son prochain comme soi-même. Cette liaison, cette amitié, cette intelligence ne doit s'entendre que d'esprit à esprit et non de la matière temporelle à l'esprit. Voilà ce véritable prochain que tu dois chérir et aimer comme toi-même. Je te dis en vérité, Israël, que cette opération d'élection ou de nom spirituel, donné à l'âme ou au mineur, se perpétuera, de par l'Eternel, chez les peuples idolâtres plus en privation de la connaissance du vrai culte de la Divinité, ce qui est clairement manifesté aujourd'hui dans l'Eglise chrétienne par le sacrement du baptême où le nouveau-né reçoit un nom spirituel tout différent de celui qu'il porte par son origine matérielle temporelle.» (Traité)

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